Le fonds de secondaires StepStone VC dépasse 1 milliard de dollars

À propos de StepStone

  • Fondation : 2007

  • Siège social : La Jolla, Californie, États-Unis

  • Actifs sous gestion : 650 milliards de dollars en 2024

  • Stratégie : Plateforme d'actifs alternatifs multi-stratégies, comprenant le capital-investissement, les infrastructures, la dette privée, l'immobilier et les transactions secondaires de capital-risque

  • Direction : Scott Hart (PDG), Jason Ment (Responsable mondial des solutions de marchés privés)

StepStone a clôturé son fonds dédié aux transactions secondaires de capital-risque à plus d'un milliard de dollars, ce qui reflète la demande croissante de liquidités des limited partners (LP) dans les portefeuilles de capital-risque. Le fonds cible les achats secondaires de parts de fonds de capital-risque et de positions directes dans des entreprises, offrant des options de sortie aux investisseurs existants tout en maintenant l'exposition aux actifs sous-jacents. Cette clôture marque un changement dans l'appétit des LP, alors que les délais de sortie du capital-risque s'allongent au-delà des normes historiques et que les fenêtres d'introduction en bourse traditionnelles restent limitées.

La levée de fonds d'un milliard de dollars signale un intérêt soutenu des acheteurs pour le marché secondaire du capital-risque, malgré l'incertitude des prix dans cette classe d'actifs. Des transactions récentes ont montré des décotes allant de 20 % à 40 % sur la valeur liquidative pour des positions de capital-risque à un stade avancé, créant des points d'entrée pour les acheteurs secondaires prêts à accepter des périodes de détention prolongées. Coller Capital et Lexington Partners ont également augmenté leurs allocations aux transactions secondaires de capital-risque au cours des 18 derniers mois, le capital total levé pour cette stratégie dépassant les 15 milliards de dollars depuis 2022.

La participation des LP aux fonds secondaires de capital-risque reflète un rééquilibrage tactique plutôt qu'une détresse structurelle. De nombreux investisseurs institutionnels restent surpondérés en capital-risque à la suite des revalorisations de 2020-2021 et cherchent désormais à réaliser de légères réductions sans liquidation totale. La tension clé réside dans l'alignement des prix : les vendeurs exigent des valorisations qui préservent le rendement du capital distribué (DPI), tandis que les acheteurs réclament des décotes qui compensent l'illiquidité et les scénarios de baisse où les entreprises du portefeuille ne parviennent pas à atteindre les multiples de sortie prévus. Le volume des transactions en 2025 permettra de vérifier si le rythme de déploiement d'un milliard de dollars peut être maintenu si les écarts entre les cours acheteurs et vendeurs se creusent davantage.

Source : Venture Capital Journal