Investindustrial clôture le Fonds IV à son plafond de 1,5 milliard d'euros
À propos d'Investindustrial
Fondation : 1990
Siège social : Londres, Royaume-Uni
Actifs sous gestion : 11 milliards d'euros en 2024
Stratégie : rachat d'entreprises de taille moyenne inférieure, secteurs industriels et de la consommation en Europe
Historique : le Fonds III (millésime 2019) a levé 1,3 milliard d'euros ; le Fonds II (millésime 2015) a levé 1 milliard d'euros
Direction : Andrea C. Bonomi, principal senior
Investindustrial a clôturé son quatrième fonds destiné aux entreprises de taille moyenne inférieure à 1,5 milliard d'euros en une seule fois, atteignant ainsi le plafond rigide du véhicule. Cette levée de fonds représente une augmentation de 15 % par rapport à la clôture finale de 1,3 milliard d'euros du Fonds III en 2019. La société se concentre sur les entreprises industrielles et de consommation européennes, acquérant généralement des participations majoritaires dans des sociétés dont la valeur d'entreprise est comprise entre 100 et 500 millions d'euros.
Cette clôture en une seule fois témoigne d'une forte dynamique de réinvestissement dans le segment des rachats d'entreprises de taille moyenne en Europe, un segment qui a été confronté à des difficultés de levée de fonds, les LP s'étant réorientés vers des gestionnaires de plateformes plus importants. Des véhicules comparables ont mis plus de temps à atteindre leur objectif : Chequers Capital a clôturé son septième fonds à 1,4 milliard d'euros fin 2023 après un cycle de commercialisation de 18 mois, tandis qu'Argos Wityu a passé la majeure partie de l'année 2022 à porter son cinquième fonds à 1 milliard d'euros. La rapidité d'Investindustrial suggère que les LP existants se sont engagés tôt et massivement, misant probablement sur les antécédents de la société en matière de détourages industriels et de création de valeur opérationnelle.
La clôture au plafond supprime le coussin de déploiement dont bénéficient souvent les fonds sursouscrits. Avec 1,5 milliard d'euros à mettre en œuvre et une période de détention typique de 4 à 5 ans, la société devra déployer environ 300 millions d'euros par an — un rythme qui exige un flux de transactions constant sur un marché où les volumes d'enchères sur le marché intermédiaire restent inférieurs aux niveaux de 2021. La question est de savoir si la société maintient sa sélectivité dans les transactions ou si elle comprime les délais de souscription pour s'adapter à la base de capital.
Source : AltAssets
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